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26/05/2026
Jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, la situation internationale se dégrade dangereusement. Le conflit au Soudan, un des plus meurtriers depuis longtemps, se prolonge dans l’indifférence quasi-générale. En Ukraine on aperçoit aucun chemin pour une paix juste et durable. Le blocus de Cuba menace la santé et l’accès aux besoins fondamentaux des Cubains. Au Moyen-Orient la guerre déclenchée par les massacres du 7 octobre 2023 perpétrés par le Hamas sur des populations civiles israéliennes s’amplifie et s’étend : guerre interminable et crimes de guerre à Gaza, accélération de la colonisation en Cisjordanie, bombardements au Liban, guerre contre l’Iran, attaques contre les monarchies du Golfe … La fuite en avant guerrière et la politique de la terre brûlée à Gaza et au Liban menée par le gouvernement d’extrême-droite de Netanyahu, soutenue par Donald Trump, déclenchée en dehors du droit international et sans perspective diplomatique de sortie de crise, sont porteuses d’un emballement dont personne ne peut maîtriser l’issue. L'ordre international multipolaire et le droit international s'effacent dans un monde se muant progressivement en un Monopoly sordide et cruel dans lequel la loi du plus fort et du plus riche n'a plus de limite et s'affiche de manière décomplexée. Les conséquences à moyen et long terme de cette guerre sordide bafouant les droits humains sont incalculables. Dès aujourd’hui les conséquences du blocus du détroit d’Ormuz font prévoir de nouvelles famines pour 45 millions de personnes supplémentaires selon l’ONU pour ne citer que cet aspect.
Nul doute cependant que le régime des mollahs et des gardiens de la révolution est une dictature sanglante et obscurantiste. Cependant l’histoire contemporaine, de l’Irak à la Libye en passant par la Syrie, nous a appris que la démocratie ne s’établit pas “à la pointe” des missiles américains ou occidentaux. Il en ira de même avec l'Iran.
L’extra-territorialité du droit américain comme les interventions bellicistes des États-Unis pour favoriser leurs intérêts nationaux ici et là au mépris du multilatéralisme et des prérogatives de l'ONU sont préjudiciables à la paix comme à la souveraineté et la liberté des peuples et des nations. Et pendant ce temps, la Chine avance ses pions.
Le droit à la paix et à la sécurité d'Israël n’est pas discutable, tout comme le droit des Palestiniens à un pays et le droit au respect de l’intégrité de son territoire pour le Liban. Écraser ses voisins sous les bombes, outre le défi à notre commune humanité, est une voie sans issue. Rien de durable ne peut advenir sans solution diplomatique.
Le droit international est à reconstruire. Il ne s'agit pas d'une option mais d'un impératif. Sans droit international respecté, la paix devient une exception et le conflit, la norme ; le multilatéralisme, une illusion et le rapport de force brutal s'attaquant aussi aux civils, femmes et enfants compris, la règle.
Dans ce contexte, la France a naturellement un rôle à jouer. Forte de son histoire, de sa culture, de ses élans pour la liberté et l'égalité, de ses combats aussi pour la paix et les droits de l'homme et du citoyen, elle doit parler haut et clair, rassembler des alliés sur les mêmes objectifs, renforcer son indépendance comme celle de l’Europe. Elle peut participer de la naissance d’une nouvelle forme de non-alignement pour inscrire un autre chemin que la soumission à l’un ou l’autre des empires et redonner sens au principe de droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Et dans un premier temps permettre de mettre fin, en urgence, aux multiples champs du conflit au moyen orient en promouvant les solutions diplomatiques. Elle le doit aujourd’hui aux Palestiniens martyrisés, aux Libanais une fois de plus déstabilisés et pris à partie, au peuple iranien massacré par ses propres dirigeants, comme aux israéliens aspirant à vivre en paix durablement.
30/04/2026
Le 1er mai célèbre l'émancipation des travailleurs à travers le monde. Il commémore les luttes parfois sanglantes qu'il a fallu mener pour parvenir à de meilleurs salaires, la construction du droit du travail, l’obtention des congés payés, l’interdiction du travail des enfants, la couverture des accidents du travail … Et dans bien des pays encore ces conquêtes sociales restent un objectif à atteindre. C’est pourquoi cette journée célébrée dans le monde entier, chômée et fériée en France depuis 1948 ne saurait être banalisée.
Une fois de plus, et après plusieurs quinquennats de dérégulation sociale, ce 1er mai 2026 doit être un 1er mai de combat unitaire aux côtés des syndicats pour :
- le renforcement des libertés syndicales aujourd'hui menacées ou contournées ;
- l'augmentation du pouvoir d'achat, en particulier des petits et moyens salaires et une juste rémunération du travail ;
- l’établissement d'une fiscalité protectrice du travail et moins favorable aux grosses fortunes et aux très riches patrimoines ;
- l’obtention de meilleures conditions de travail, d'hygiène et de sécurité ;
- une véritable participation des salariés aux décisions stratégiques de l’entreprise ;
- l'égalité femmes/ hommes dans chaque unité de travail ;
- une protection sociale solidaire et justement financée.
Notre combat est celui d'une France forte, productive et donc sociale. En ce jour de 1er mai, réaffirmons ensemble que la reconnaissance et la dignité du monde du travail restent des références incontournables pour une nation, plus démocratique, plus performante, plus juste, et plus ouverte, restent parmi les fondamentaux de la République sociale au cœur de notre engagement
19/04/2026
INTRODUCTION
Nous savons qui nous sommes : la Gauche qui aime la France, la Gauche républicaine attachée à chaque utopie de notre devise, Liberté, Égalité, Fraternité et à la Laïcité qui assure la liberté de chacun d’entre nous comme la fraternité entre tous.
Nous savons que, aujourd’hui comme hier, il s’agit de comprendre le monde comme il va et que cela demande exercice de la raison et travail intellectuel ; que cela demande aussi ouverture d’esprit aux réalités triviales, écoute et participation de nos concitoyennes et concitoyens.
Notre chemin s’inscrit dans la longue et complexe histoire de la Gauche. Celui-ci est rude à suivre aujourd’hui entre une Gauche qui semble n’avoir rien retenu de ses échecs et continue à s’aveugler sur les « bienfaits » de la construction européenne et une Gauche qui semble dériver vers une haine de la France et de la République réduites à leur histoire coloniale. Ni l’une ni l’autre ne peuvent rassembler notre peuple sur un avenir où le commun l’emporte sur le particulier, où l’on réconcilie l’individu avec le collectif.
Notre boussole, républicaine dans son idéal, socialiste dans ses racines, se veut utile à la refondation indispensable d’un grand pôle progressiste pour qui veut toujours « changer la vie ». Et face à la crise politique dans laquelle notre pays s’enfonce un peu plus chaque jour, cette boussole est indispensable au rassemblement autour d’un programme de salut public.
C’est pourquoi, même très minoritaires au sein de notre famille politique, nous ne voulons rien lâcher ; même isolés dans un océan aux très nombreux courants contraires (retour des empires, argent roi, aspirations autoritaires, consumérisme, individualisme, radicalisations religieuses…) nous voulons porter un autre chemin.
UNE PROFONDE CRISE SOCIALE, POLITIQUE ET INSTITUTIONNELLE
Depuis plus de 40 ans, avec la complicité de trop de nos dirigeants successifs, la France évolue dans un contexte de fortes contraintes sous bannière de l’Union Européenne. Établies au fil d’une construction non-démocratique, à travers traités imposés aux peuples, directives de la Commission Européenne outrepassant ses prérogatives et élargissement sans fin de la jurisprudence établie par la Cour de Justice, ces contraintes sont plus souvent soucieuses de l’intérêt national de l’Allemagne que de tout autre considération. Capable de faire un pas de côté en cas de crise existentielle (crise économique de 2008, COVID…), l’UE revient très vite à ses fondamentaux et à sa gestion ultra-bureaucratique.
Pourtant en Europe il existe un modèle social et démocratique à défendre et promouvoir, des compétences et des moyens utiles à l’équilibre du monde, une puissance à préserver au service des nations et des peuples qui la composent. A condition que l’UE ne se voie pas uniquement comme un vassal des USA. Il est plus que temps d’infléchir radicalement la construction européenne.
La reconquête de la souveraineté nationale reste le combat premier. Celle-ci est aussi indispensable à la crédibilité de l'engagement républicain et à la force du combat social qui l'accompagne. Loin d’être un acte de repli hexagonal, le message républicain porte, depuis plus de deux siècles, des aspirations d'inspiration universelle. Il s'adresse à la conscience de tous les peuples de la planète. Comme le proclamait Jean Jaurès, il représente l'essence de tout internationalisme. A force de maintenir la nation dans l'impensé et la République sociale en congé pour cause d'ouverture au mythe de la libre concurrence non faussée, les gauches françaises dans leur majorité, se sont progressivement coupées des racines populaires et de l'engagement républicain et internationaliste. Il est plus que temps de revenir à une Gauche républicaine, une gauche qui aime la France.
C’est à ces conditions que l’on peut espérer sortir de la crise sociale en refusant le renforcement vertigineux des inégalités ; sortir de la crise politique en redonnant du sens à un avenir commun au sein de chaque peuple et entre les nations, sortir de la crise institutionnelle en redonnant force à la démocratie et légitimité aux choix des communautés nationales.
DANS UN MONDE SUJET À DE PROFONDS BOULEVERSEMENTS ET DONC INCERTAIN
Le renouveau des impérialismes, l’affirmation puissante de la Chine, l’évolution autoritaire des USA, l’attitude belliqueuse de la Russie, la dégradation dramatique de la situation géopolitique aux Proche et Moyen-Orient, le déclin de l’Occident, les radicalisations religieuses en particulier islamiste, le décentrement du monde, la percée démographique de l’Afrique sub-saharienne, le dérèglement climatique… autant d’éléments qui rendent caduques les équilibres de l’après-deuxième guerre mondiale et même de toute la période contemporaine de l’Histoire.
Et c’est peu dire que ni la France ni l’UE ne sont prêtes à relever les défis pour la défense de notre modèle social et démocratique, pour assurer les moyens industriels, énergétiques, alimentaires et sanitaires de notre indépendance. L’UE poursuit sa route technocratique. Elle contribue à la sortie progressive de notre continent de l’Histoire.
Un immense sursaut des peuples et des nations s’impose.
C’est pour cela que nous devons aller à l’essentiel en proposant un programme de salut public dans une logique de défense en toute circonstance de l’intérêt national débattu dans le cadre de notre communauté de citoyens, seule garante de la démocratie.
21/01/2026
En l’état, le traité du MERCOSUR, traité commercial supprimant toute barrière douanière avec plusieurs pays d’Amérique latine, est inacceptable. Le MRC salue le vote du parlement européen permettant de saisir la Cour Européenne de Justice et ainsi de freiner la procédure de ratification. Cette résistance, comme celle de Emmanuel Macron, est cependant bien tardive. Trop ? L’avenir le dira. Dans l’urgence prenons appui dessus.
En effet, ce traité est inacceptable car il met en danger une large part de notre agriculture. A terme, par ses conséquences, il mettra en cause notre souveraineté alimentaire. Il pèsera de manière délétère sur les questions sanitaires et environnementales rendant caduques de nombreuses législations protectrices des populations.
Ce traité est surtout favorable à l’industrie allemande. Sa signature met en évidence, une fois de plus que les choix de la Commission européenne sont outrageusement dictés par les seuls intérêts nationaux allemands.
Et qui peut croire, comme certains le disent, que ce traité serait un outil anti-Trump dans la guerre des droits de douane en cours et à venir compte tenu de la domination étatsunienne sur le continent sud-américain ?
Devant cette situation, ceux qui continuent, à droite comme à gauche, à promouvoir le vote à la majorité qualifiée en lieu et place de la règle de l’unanimité, devrait se réveiller si toutefois ils n’ont pas l’intérêt national à géométrie variable.
Désormais, il convient de tout mettre en œuvre pour empêcher l'application de ce traité. D'abord en soutenant le mouvement agricole en France et en Europe. Ensuite en exigeant que la Commission respecte le vote du Parlement européen en se refusant à une application transitoire. En dernière instance, il faut rappeler que la procédure dite du "compromis de Luxembourg" utilisée, une fois en janvier 1966, par Charles De Gaulle, pour s'opposer à une réforme du fonds d'orientation et de garantie agricole, qu'il estimait contraire aux intérêts majeurs du pays, n'est pas caduque ; même si l'acte Unique adopté en janvier 1987 à l'instigation de Jacques Delors, a majoré le nombre de sujets à traiter à la majorité qualifiée, en conseil européen.
En tous les cas, nous sommes en présence d'un enjeu décisif pour le pays, qui justifie la mobilisation de toutes les énergies et de tous les recours, pour interdire une régression évidente dans un secteur essentiel, pour notre économie, notre indépendance, notre qualité de vie et nos équilibres territoriaux.
10/01/2026
II y a deux ans, Jean Luc Laurent, maire du Kremlin-Bicêtre, président du MRC, nous quittait beaucoup trop tôt.
Son combat depuis son premier engagement se confond avec celui pour une République sociale, la République jusqu’au bout de ses valeurs, comme le disait Jean Jaurès.
Pendant plus de 40 ans, au sein du CERES, puis de Socialisme et République, courants du Parti Socialiste, en tant que dirigeant du Mouvement Des Citoyens puis du Mouvement Républicain et Citoyen, il n’a jamais varié, jamais renoncé ; il a toujours refusé la facilité des chemins de traverse et des petits compromis. L’engagement politique, aux côtés de Jean Pierre Chevènement jusqu’en 2015, au plan national à la tête du MRC, au plan local en qualité de maire du Kremlin Bicêtre, n’avait de sens pour lui, qu’à travers et pour une gauche inventive et forte, plaçant l’amour de la justice sociale et de la France au même niveau d’exigence.
Sa rigueur, son sens du dialogue, sa bienveillance, sa fidélité aux principes d’égalité des droits, et de la République souveraine et laïque, constituent pour nous, une référence.
«Merci Jean Luc pour l’exemplarité et la force de tes choix. Ceux-ci demeurent pleinement actuels, et tellement justes. »