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01/05/2026
Le 1er mai célèbre l'émancipation des travailleurs à travers le monde. Il commémore les luttes parfois sanglantes qu'il a fallu mener pour parvenir à de meilleurs salaires, la construction du droit du travail, l’obtention des congés payés, l’interdiction du travail des enfants, la couverture des accidents du travail … Et dans bien des pays encore ces conquêtes sociales restent un objectif à atteindre. C’est pourquoi cette journée célébrée dans le monde entier, chômée et fériée en France depuis 1948 ne saurait être banalisée.
Une fois de plus, et après plusieurs quinquennats de dérégulation sociale, ce 1er mai 2026 doit être un 1er mai de combat unitaire aux côtés des syndicats pour :
- le renforcement des libertés syndicales aujourd'hui menacées ou contournées ;
- l'augmentation du pouvoir d'achat, en particulier des petits et moyens salaires et une juste rémunération du travail ;
- l’établissement d'une fiscalité protectrice du travail et moins favorable aux grosses fortunes et aux très riches patrimoines ;
- l’obtention de meilleures conditions de travail, d'hygiène et de sécurité ;
- une véritable participation des salariés aux décisions stratégiques de l’entreprise ;
- l'égalité femmes/ hommes dans chaque unité de travail ;
- une protection sociale solidaire et justement financée.
Notre combat est celui d'une France forte, productive et donc sociale. En ce jour de 1er mai, réaffirmons ensemble que la reconnaissance et la dignité du monde du travail restent des références incontournables pour une nation, plus démocratique, plus performante, plus juste, et plus ouverte, restent parmi les fondamentaux de la République sociale au cœur de notre engagement
20/04/2026
INTRODUCTION
Nous savons qui nous sommes : la Gauche qui aime la France, la Gauche républicaine attachée à chaque utopie de notre devise, Liberté, Égalité, Fraternité et à la Laïcité qui assure la liberté de chacun d’entre nous comme la fraternité entre tous.
Nous savons que, aujourd’hui comme hier, il s’agit de comprendre le monde comme il va et que cela demande exercice de la raison et travail intellectuel ; que cela demande aussi ouverture d’esprit aux réalités triviales, écoute et participation de nos concitoyennes et concitoyens.
Notre chemin s’inscrit dans la longue et complexe histoire de la Gauche. Celui-ci est rude à suivre aujourd’hui entre une Gauche qui semble n’avoir rien retenu de ses échecs et continue à s’aveugler sur les « bienfaits » de la construction européenne et une Gauche qui semble dériver vers une haine de la France et de la République réduites à leur histoire coloniale. Ni l’une ni l’autre ne peuvent rassembler notre peuple sur un avenir où le commun l’emporte sur le particulier, où l’on réconcilie l’individu avec le collectif.
Notre boussole, républicaine dans son idéal, socialiste dans ses racines, se veut utile à la refondation indispensable d’un grand pôle progressiste pour qui veut toujours « changer la vie ». Et face à la crise politique dans laquelle notre pays s’enfonce un peu plus chaque jour, cette boussole est indispensable au rassemblement autour d’un programme de salut public.
C’est pourquoi, même très minoritaires au sein de notre famille politique, nous ne voulons rien lâcher ; même isolés dans un océan aux très nombreux courants contraires (retour des empires, argent roi, aspirations autoritaires, consumérisme, individualisme, radicalisations religieuses…) nous voulons porter un autre chemin.
UNE PROFONDE CRISE SOCIALE, POLITIQUE ET INSTITUTIONNELLE
Depuis plus de 40 ans, avec la complicité de trop de nos dirigeants successifs, la France évolue dans un contexte de fortes contraintes sous bannière de l’Union Européenne. Établies au fil d’une construction non-démocratique, à travers traités imposés aux peuples, directives de la Commission Européenne outrepassant ses prérogatives et élargissement sans fin de la jurisprudence établie par la Cour de Justice, ces contraintes sont plus souvent soucieuses de l’intérêt national de l’Allemagne que de tout autre considération. Capable de faire un pas de côté en cas de crise existentielle (crise économique de 2008, COVID…), l’UE revient très vite à ses fondamentaux et à sa gestion ultra-bureaucratique.
Pourtant en Europe il existe un modèle social et démocratique à défendre et promouvoir, des compétences et des moyens utiles à l’équilibre du monde, une puissance à préserver au service des nations et des peuples qui la composent. A condition que l’UE ne se voie pas uniquement comme un vassal des USA. Il est plus que temps d’infléchir radicalement la construction européenne.
La reconquête de la souveraineté nationale reste le combat premier. Celle-ci est aussi indispensable à la crédibilité de l'engagement républicain et à la force du combat social qui l'accompagne. Loin d’être un acte de repli hexagonal, le message républicain porte, depuis plus de deux siècles, des aspirations d'inspiration universelle. Il s'adresse à la conscience de tous les peuples de la planète. Comme le proclamait Jean Jaurès, il représente l'essence de tout internationalisme. A force de maintenir la nation dans l'impensé et la République sociale en congé pour cause d'ouverture au mythe de la libre concurrence non faussée, les gauches françaises dans leur majorité, se sont progressivement coupées des racines populaires et de l'engagement républicain et internationaliste. Il est plus que temps de revenir à une Gauche républicaine, une gauche qui aime la France.
C’est à ces conditions que l’on peut espérer sortir de la crise sociale en refusant le renforcement vertigineux des inégalités ; sortir de la crise politique en redonnant du sens à un avenir commun au sein de chaque peuple et entre les nations, sortir de la crise institutionnelle en redonnant force à la démocratie et légitimité aux choix des communautés nationales.
DANS UN MONDE SUJET À DE PROFONDS BOULEVERSEMENTS ET DONC INCERTAIN
Le renouveau des impérialismes, l’affirmation puissante de la Chine, l’évolution autoritaire des USA, l’attitude belliqueuse de la Russie, la dégradation dramatique de la situation géopolitique aux Proche et Moyen-Orient, le déclin de l’Occident, les radicalisations religieuses en particulier islamiste, le décentrement du monde, la percée démographique de l’Afrique sub-saharienne, le dérèglement climatique… autant d’éléments qui rendent caduques les équilibres de l’après-deuxième guerre mondiale et même de toute la période contemporaine de l’Histoire.
Et c’est peu dire que ni la France ni l’UE ne sont prêtes à relever les défis pour la défense de notre modèle social et démocratique, pour assurer les moyens industriels, énergétiques, alimentaires et sanitaires de notre indépendance. L’UE poursuit sa route technocratique. Elle contribue à la sortie progressive de notre continent de l’Histoire.
Un immense sursaut des peuples et des nations s’impose.
C’est pour cela que nous devons aller à l’essentiel en proposant un programme de salut public dans une logique de défense en toute circonstance de l’intérêt national débattu dans le cadre de notre communauté de citoyens, seule garante de la démocratie.
22/01/2026
En l’état, le traité du MERCOSUR, traité commercial supprimant toute barrière douanière avec plusieurs pays d’Amérique latine, est inacceptable. Le MRC salue le vote du parlement européen permettant de saisir la Cour Européenne de Justice et ainsi de freiner la procédure de ratification. Cette résistance, comme celle de Emmanuel Macron, est cependant bien tardive. Trop ? L’avenir le dira. Dans l’urgence prenons appui dessus.
En effet, ce traité est inacceptable car il met en danger une large part de notre agriculture. A terme, par ses conséquences, il mettra en cause notre souveraineté alimentaire. Il pèsera de manière délétère sur les questions sanitaires et environnementales rendant caduques de nombreuses législations protectrices des populations.
Ce traité est surtout favorable à l’industrie allemande. Sa signature met en évidence, une fois de plus que les choix de la Commission européenne sont outrageusement dictés par les seuls intérêts nationaux allemands.
Et qui peut croire, comme certains le disent, que ce traité serait un outil anti-Trump dans la guerre des droits de douane en cours et à venir compte tenu de la domination étatsunienne sur le continent sud-américain ?
Devant cette situation, ceux qui continuent, à droite comme à gauche, à promouvoir le vote à la majorité qualifiée en lieu et place de la règle de l’unanimité, devrait se réveiller si toutefois ils n’ont pas l’intérêt national à géométrie variable.
Désormais, il convient de tout mettre en œuvre pour empêcher l'application de ce traité. D'abord en soutenant le mouvement agricole en France et en Europe. Ensuite en exigeant que la Commission respecte le vote du Parlement européen en se refusant à une application transitoire. En dernière instance, il faut rappeler que la procédure dite du "compromis de Luxembourg" utilisée, une fois en janvier 1966, par Charles De Gaulle, pour s'opposer à une réforme du fonds d'orientation et de garantie agricole, qu'il estimait contraire aux intérêts majeurs du pays, n'est pas caduque ; même si l'acte Unique adopté en janvier 1987 à l'instigation de Jacques Delors, a majoré le nombre de sujets à traiter à la majorité qualifiée, en conseil européen.
En tous les cas, nous sommes en présence d'un enjeu décisif pour le pays, qui justifie la mobilisation de toutes les énergies et de tous les recours, pour interdire une régression évidente dans un secteur essentiel, pour notre économie, notre indépendance, notre qualité de vie et nos équilibres territoriaux.
11/01/2026
II y a deux ans, Jean Luc Laurent, maire du Kremlin-Bicêtre, président du MRC, nous quittait beaucoup trop tôt.
Son combat depuis son premier engagement se confond avec celui pour une République sociale, la République jusqu’au bout de ses valeurs, comme le disait Jean Jaurès.
Pendant plus de 40 ans, au sein du CERES, puis de Socialisme et République, courants du Parti Socialiste, en tant que dirigeant du Mouvement Des Citoyens puis du Mouvement Républicain et Citoyen, il n’a jamais varié, jamais renoncé ; il a toujours refusé la facilité des chemins de traverse et des petits compromis. L’engagement politique, aux côtés de Jean Pierre Chevènement jusqu’en 2015, au plan national à la tête du MRC, au plan local en qualité de maire du Kremlin Bicêtre, n’avait de sens pour lui, qu’à travers et pour une gauche inventive et forte, plaçant l’amour de la justice sociale et de la France au même niveau d’exigence.
Sa rigueur, son sens du dialogue, sa bienveillance, sa fidélité aux principes d’égalité des droits, et de la République souveraine et laïque, constituent pour nous, une référence.
«Merci Jean Luc pour l’exemplarité et la force de tes choix. Ceux-ci demeurent pleinement actuels, et tellement justes. »
05/01/2026
Quelque soit la nature des régimes en place et quelque soit le soutien que chacun peut librement apporter à ses oppositions, la souveraineté des nations ne saurait être mise en cause. Il revient aux peuples de se libérer de ses oligarchies et non à des puissances étrangères.
L’histoire nous enseigne que non seulement la démocratie ne s’exporte pas mais elle est le plus souvent brandie comme prétexte de l’intervention. Souvenons-nous de l’Irak, de la Libye où la déstabilisation de la région au nom de la lutte contre des dictatures a durablement enraciné les factions islamistes !
Concernant le Venezuela, contrairement à ce qu’affirme les communiqués complaisants à l’égard des Etats Unis, c’est Donald Trump lui-même qui indique son intérêt de mettre la main sur les réserves de pétrole les plus importantes de la planète.
Les déclarations de ces dernières heures sur son intérêt de mettre le Groenland sous tutelle pour avoir accès aux terres rares doivent aussi nous alerter sur une future violation du droit international dont la Russie ou la Chine vis-à-vis de Taiwan pourraient s’appuyer… De même ses déclarations vis-à-vis d’autres pays d’Amérique Latine comme la Colombie ou Cuba montre la tentation des USA de refaire de cette région son arrière-cour.
Emmanuel Macron, par sa réaction immédiatement relayée par Donald Trump a scandaleusement engagé la voix de la France dans le soutien de la loi du plus fort au détriment du droit international. Il a en conséquence affaibli la position de la France comme Etat-Nation capable d’indépendance diplomatique en s’opposant à toute forme d’impérialisme.
Le MRC ne se résout pas à ce que cette déclaration (en contradiction par ailleurs avec celle du ministre des Affaires Etrangères) soit celle de la France. Le parlement doit être saisi au plus vite afin d’exiger de notre pays une réaction ferme auprès des instances internationales et notamment à l’ONU en tant que membre permanent du conseil de sécurité.
Le respect du droit international et la souveraineté des peuples ne peuvent être à géométrie variable, c’est le message que la France doit porter au monde.