Découvrez-ici nos réactions face à l'actualité nationale, locales et internationale.
24/07/2026
1. Une situation dégradée par 40 ans de néo-libéralisme.
La situation sociale des Français et les droits collectifs des travailleurs ont reculé depuis le début du 21ème siècle à la faveur de 5 quinquennats d'alignement sur les normes et les canons de l'Europe "libérale". L'européisme, à prétention post nationale, a constitué à la fois l'illusion et l'alibi de toutes les dérégulations sociales, de toutes les atteintes aux conquêtes sociales et républicaines qui ont rythmé les grands élans populaires du 20ème siècle. Nous pensons aux réalisations du Front Populaire, au fantastique mouvement d'émancipation sociale, porté par le Conseil National de la Résistance, aux accords de Grenelle de mai 1968, aux belles avancées, comme la retraite à 60 ans, la semaine de 39 heures, les lois Auroux, la 5ème semaine de congés payés, issues de la victoire politique du 10 mai 1981.
Aujourd'hui, au terme d'un quart de siècle de soumission aux dogmes "libéraux" et européistes, la dégradation de la situation sociale se manifeste de manière multiple.
L'adhésion des élites françaises à l'européisme libéral et à la dérégulation mondialisée n'a pas seulement signé l'échec économique et industriel. Elle a aussi permis une certaine revanche sociale de la part de ces mêmes élites et une brutalisation délibérée des rapports sociaux, au travail et dans la société.
Pour renouer avec les chemins de la citoyenneté, de la souveraineté, et de la République, il nous faut remettre à l'ordre du jour, en priorité absolue, et au même titre que la reconquête industrielle, le combat pour le progrès dans et par la justice sociale, et la pleine reconnaissance des droits sociaux. L'engagement pour une république souveraine, ne trouvera son élan et sa force de conviction que si nous convoquons maintenant, la synthèse Jauressienne, celle de la République sociale et laïque jusqu'au bout.
2. Quelques propositions pour changer la donne.
Une plus grande reconnaissance du monde du travail et des catégories populaires suppose de rompre avec la logique de désindexation salariale au regard de l'évolution des prix, qui conduit à l'appauvrissement des travailleurs et à l'affaiblissement économique du pays. Une nette augmentation du SMIC et des faibles et moyens salaires est indispensable pour sortir de cette spirale. La reconnaissance du monde du travail appelle d'autres mesures en cohérence avec ce préalable de l'amélioration nette du pouvoir d'achat de l'immense majorité des salariés.
Ainsi, nous proposons :
Parallèlement il convient aussi de conforter le rôle de la sécurité sociale en qualité d'outil décisif de justice sociale, de solidarité, et de santé publique, et donc de sécuriser son financement.
Nous préconisons :
La sécurisation indispensable de la sécurité sociale à moyen et long terme comme instrument de solidarité et de cohésion sociale, suppose aussi :
Les besoins spécifiques et impérieux de la branche "santé assurance maladie » dont l’hôpital public, et la création du 5ème risque seront financés en grande partie par les rentrées financières liées à une réforme fiscale importante, renforçant l’égalité devant l’impôt, revenant sur les allègements consentis sous Emmanuel Macron, créant une forme de taxe Zucman et relevant considérablement les droits de succession en particulier sur toutes les successions supérieures à 5 millions d'euros, tous patrimoines confondus ;
La gravité de la situation sociale- perte de pouvoir d'achat, précarité, grande pauvreté, affaiblissement des salariés dans l'entreprise, inégalités des chances et des droits à tous les moments de la vie- justifie ces choix.
Ces trois dernières priorités évoquées seraient financées grâce à une lutte plus efficace et plus déterminée contre la fraude fiscale. A cet égard les marges de manœuvre existent puisque la fraude fiscale est évaluée à plusieurs dizaines de milliards.
3. Les conditions d’une mise en œuvre d’une politique sociale ambitieuse.
Toutes ces mesures ne pourront être mises en place progressivement que si notre pays renoue avec une politique de réindustrialisation ambitieuse permettant le retour au plein emploi et à une croissance durable.
Cette réindustrialisation ne se fera qu’à condition de défendre notre souveraineté industrielle et agricole, de remettre en cause les traités de libre échange mortifères pour notre économie et de nous dédouaner des politiques européennes lorsqu’elles menacent notre intérêt national.
Le Mouvement Républicain et Citoyen considère essentiel de prioriser les politiques économiques et sociales de concert avec les orientations démocratiquement débattues dans le cadre de la nation. Notre modèle social ne peut être mis en concurrence avec d’autres sans protection ou mesures spécifiques nous permettant d’éviter l’effondrement industriel comme cela a été le cas ces 40 dernières années.
Nous refusons de céder à la démagogie de beaucoup à gauche qui propose toujours plus de social tout ne s’attaquant pas fermement aux politiques néolibérales portées depuis 40 ans par les gouvernements de Droite… mais aussi par ceux se réclamant de la Gauche.
Une politique en faveur de la production associée à une justice sociale plus forte et à une fiscalité plus juste est la seule qui permettra de rassembler la communauté nationale, d’assurer notre souveraineté et de financer notre modèle social. Il est grand temps de mettre un terme à la paupérisation de l’Etat dont le rôle reste essentiel dans la réduction des inégalités en France.
15/07/2026
Le premier dimanche qui suit le 16 juillet, nous célébrerons la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux « Justes » de France. L’État français fut un triste moment de notre histoire, anti-démocratique et anti-républicain, un moment de revanche contre le Front populaire et ses valeurs, un moment de trahison préméditée de la République. Face au régime pétainiste qui a voulu asservir les Français en les divisant et les manipulant, les Républicains de tous horizons, dépassant leurs clivages politiques, ont su organiser ensemble la Résistance et promouvoir le formidable élan du programme du Conseil national de la Résistance, alliant réformes sociales et démocratiques et reconstruction économique et industrielle du pays.
Instaurée en 1993, cette journée nationale est la date anniversaire de la rafle du Vélodrome d'Hiver perpétrée les 16 et 17 juillet 1942, par le régime de Vichy et ses sbires pendant la Seconde Guerre mondiale.
En cette période où le risque d’un retour de l’extrême droite au pouvoir est majeur, le Mouvement Républicain et Citoyen s'associe aux commémorations dans les communes ou territoires afin de contribuer à entretenir cette mémoire nécessaire pour les générations futures.
Un certain nombre de communes ont, aux dernières municipales, basculé dans le camp du rejet et de la haine de l'autre, certains de nos concitoyens s’étant laisser abuser par les chimères de l'extrême droite.
Le MRC rappelle que la liberté, l'égalité, la solidarité, la fraternité, la laïcité, l'esprit de justice, l'absence de discriminations, l'unité et l'indivisibilité fondent les valeurs et principes de la République française. La République, dans l'héritage des Lumières, s’est affranchie aussi bien des privilèges que d'une religion officielle qui étaient imposés sous la monarchie absolue. La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen a instauré le principe d'égalité en droit et l'égalité est placée au cœur de l'idéal commun républicain.
Aujourd'hui et demain, nous ne devons pas laisser se banaliser l'extrême droite qui reste l’ennemie du peuple. Le MRC, au sein de l'ensemble des partis de gauche, sera toujours du côté du peuple attaché à la République : il appelle à la mobilisation pour les valeurs républicaines et invite ses partenaires à se donner ensemble les moyens de l'assentiment de nos concitoyens lors des prochaines échéances politiques.
26/05/2026
Jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, la situation internationale se dégrade dangereusement. Le conflit au Soudan, un des plus meurtriers depuis longtemps, se prolonge dans l’indifférence quasi-générale. En Ukraine on aperçoit aucun chemin pour une paix juste et durable. Le blocus de Cuba menace la santé et l’accès aux besoins fondamentaux des Cubains. Au Moyen-Orient la guerre déclenchée par les massacres du 7 octobre 2023 perpétrés par le Hamas sur des populations civiles israéliennes s’amplifie et s’étend : guerre interminable et crimes de guerre à Gaza, accélération de la colonisation en Cisjordanie, bombardements au Liban, guerre contre l’Iran, attaques contre les monarchies du Golfe … La fuite en avant guerrière et la politique de la terre brûlée à Gaza et au Liban menée par le gouvernement d’extrême-droite de Netanyahu, soutenue par Donald Trump, déclenchée en dehors du droit international et sans perspective diplomatique de sortie de crise, sont porteuses d’un emballement dont personne ne peut maîtriser l’issue. L'ordre international multipolaire et le droit international s'effacent dans un monde se muant progressivement en un Monopoly sordide et cruel dans lequel la loi du plus fort et du plus riche n'a plus de limite et s'affiche de manière décomplexée. Les conséquences à moyen et long terme de cette guerre sordide bafouant les droits humains sont incalculables. Dès aujourd’hui les conséquences du blocus du détroit d’Ormuz font prévoir de nouvelles famines pour 45 millions de personnes supplémentaires selon l’ONU pour ne citer que cet aspect.
Nul doute cependant que le régime des mollahs et des gardiens de la révolution est une dictature sanglante et obscurantiste. Cependant l’histoire contemporaine, de l’Irak à la Libye en passant par la Syrie, nous a appris que la démocratie ne s’établit pas “à la pointe” des missiles américains ou occidentaux. Il en ira de même avec l'Iran.
L’extra-territorialité du droit américain comme les interventions bellicistes des États-Unis pour favoriser leurs intérêts nationaux ici et là au mépris du multilatéralisme et des prérogatives de l'ONU sont préjudiciables à la paix comme à la souveraineté et la liberté des peuples et des nations. Et pendant ce temps, la Chine avance ses pions.
Le droit à la paix et à la sécurité d'Israël n’est pas discutable, tout comme le droit des Palestiniens à un pays et le droit au respect de l’intégrité de son territoire pour le Liban. Écraser ses voisins sous les bombes, outre le défi à notre commune humanité, est une voie sans issue. Rien de durable ne peut advenir sans solution diplomatique.
Le droit international est à reconstruire. Il ne s'agit pas d'une option mais d'un impératif. Sans droit international respecté, la paix devient une exception et le conflit, la norme ; le multilatéralisme, une illusion et le rapport de force brutal s'attaquant aussi aux civils, femmes et enfants compris, la règle.
Dans ce contexte, la France a naturellement un rôle à jouer. Forte de son histoire, de sa culture, de ses élans pour la liberté et l'égalité, de ses combats aussi pour la paix et les droits de l'homme et du citoyen, elle doit parler haut et clair, rassembler des alliés sur les mêmes objectifs, renforcer son indépendance comme celle de l’Europe. Elle peut participer de la naissance d’une nouvelle forme de non-alignement pour inscrire un autre chemin que la soumission à l’un ou l’autre des empires et redonner sens au principe de droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Et dans un premier temps permettre de mettre fin, en urgence, aux multiples champs du conflit au moyen orient en promouvant les solutions diplomatiques. Elle le doit aujourd’hui aux Palestiniens martyrisés, aux Libanais une fois de plus déstabilisés et pris à partie, au peuple iranien massacré par ses propres dirigeants, comme aux israéliens aspirant à vivre en paix durablement.
30/04/2026
Le 1er mai célèbre l'émancipation des travailleurs à travers le monde. Il commémore les luttes parfois sanglantes qu'il a fallu mener pour parvenir à de meilleurs salaires, la construction du droit du travail, l’obtention des congés payés, l’interdiction du travail des enfants, la couverture des accidents du travail … Et dans bien des pays encore ces conquêtes sociales restent un objectif à atteindre. C’est pourquoi cette journée célébrée dans le monde entier, chômée et fériée en France depuis 1948 ne saurait être banalisée.
Une fois de plus, et après plusieurs quinquennats de dérégulation sociale, ce 1er mai 2026 doit être un 1er mai de combat unitaire aux côtés des syndicats pour :
- le renforcement des libertés syndicales aujourd'hui menacées ou contournées ;
- l'augmentation du pouvoir d'achat, en particulier des petits et moyens salaires et une juste rémunération du travail ;
- l’établissement d'une fiscalité protectrice du travail et moins favorable aux grosses fortunes et aux très riches patrimoines ;
- l’obtention de meilleures conditions de travail, d'hygiène et de sécurité ;
- une véritable participation des salariés aux décisions stratégiques de l’entreprise ;
- l'égalité femmes/ hommes dans chaque unité de travail ;
- une protection sociale solidaire et justement financée.
Notre combat est celui d'une France forte, productive et donc sociale. En ce jour de 1er mai, réaffirmons ensemble que la reconnaissance et la dignité du monde du travail restent des références incontournables pour une nation, plus démocratique, plus performante, plus juste, et plus ouverte, restent parmi les fondamentaux de la République sociale au cœur de notre engagement
19/04/2026
INTRODUCTION
Nous savons qui nous sommes : la Gauche qui aime la France, la Gauche républicaine attachée à chaque utopie de notre devise, Liberté, Égalité, Fraternité et à la Laïcité qui assure la liberté de chacun d’entre nous comme la fraternité entre tous.
Nous savons que, aujourd’hui comme hier, il s’agit de comprendre le monde comme il va et que cela demande exercice de la raison et travail intellectuel ; que cela demande aussi ouverture d’esprit aux réalités triviales, écoute et participation de nos concitoyennes et concitoyens.
Notre chemin s’inscrit dans la longue et complexe histoire de la Gauche. Celui-ci est rude à suivre aujourd’hui entre une Gauche qui semble n’avoir rien retenu de ses échecs et continue à s’aveugler sur les « bienfaits » de la construction européenne et une Gauche qui semble dériver vers une haine de la France et de la République réduites à leur histoire coloniale. Ni l’une ni l’autre ne peuvent rassembler notre peuple sur un avenir où le commun l’emporte sur le particulier, où l’on réconcilie l’individu avec le collectif.
Notre boussole, républicaine dans son idéal, socialiste dans ses racines, se veut utile à la refondation indispensable d’un grand pôle progressiste pour qui veut toujours « changer la vie ». Et face à la crise politique dans laquelle notre pays s’enfonce un peu plus chaque jour, cette boussole est indispensable au rassemblement autour d’un programme de salut public.
C’est pourquoi, même très minoritaires au sein de notre famille politique, nous ne voulons rien lâcher ; même isolés dans un océan aux très nombreux courants contraires (retour des empires, argent roi, aspirations autoritaires, consumérisme, individualisme, radicalisations religieuses…) nous voulons porter un autre chemin.
UNE PROFONDE CRISE SOCIALE, POLITIQUE ET INSTITUTIONNELLE
Depuis plus de 40 ans, avec la complicité de trop de nos dirigeants successifs, la France évolue dans un contexte de fortes contraintes sous bannière de l’Union Européenne. Établies au fil d’une construction non-démocratique, à travers traités imposés aux peuples, directives de la Commission Européenne outrepassant ses prérogatives et élargissement sans fin de la jurisprudence établie par la Cour de Justice, ces contraintes sont plus souvent soucieuses de l’intérêt national de l’Allemagne que de tout autre considération. Capable de faire un pas de côté en cas de crise existentielle (crise économique de 2008, COVID…), l’UE revient très vite à ses fondamentaux et à sa gestion ultra-bureaucratique.
Pourtant en Europe il existe un modèle social et démocratique à défendre et promouvoir, des compétences et des moyens utiles à l’équilibre du monde, une puissance à préserver au service des nations et des peuples qui la composent. A condition que l’UE ne se voie pas uniquement comme un vassal des USA. Il est plus que temps d’infléchir radicalement la construction européenne.
La reconquête de la souveraineté nationale reste le combat premier. Celle-ci est aussi indispensable à la crédibilité de l'engagement républicain et à la force du combat social qui l'accompagne. Loin d’être un acte de repli hexagonal, le message républicain porte, depuis plus de deux siècles, des aspirations d'inspiration universelle. Il s'adresse à la conscience de tous les peuples de la planète. Comme le proclamait Jean Jaurès, il représente l'essence de tout internationalisme. A force de maintenir la nation dans l'impensé et la République sociale en congé pour cause d'ouverture au mythe de la libre concurrence non faussée, les gauches françaises dans leur majorité, se sont progressivement coupées des racines populaires et de l'engagement républicain et internationaliste. Il est plus que temps de revenir à une Gauche républicaine, une gauche qui aime la France.
C’est à ces conditions que l’on peut espérer sortir de la crise sociale en refusant le renforcement vertigineux des inégalités ; sortir de la crise politique en redonnant du sens à un avenir commun au sein de chaque peuple et entre les nations, sortir de la crise institutionnelle en redonnant force à la démocratie et légitimité aux choix des communautés nationales.
DANS UN MONDE SUJET À DE PROFONDS BOULEVERSEMENTS ET DONC INCERTAIN
Le renouveau des impérialismes, l’affirmation puissante de la Chine, l’évolution autoritaire des USA, l’attitude belliqueuse de la Russie, la dégradation dramatique de la situation géopolitique aux Proche et Moyen-Orient, le déclin de l’Occident, les radicalisations religieuses en particulier islamiste, le décentrement du monde, la percée démographique de l’Afrique sub-saharienne, le dérèglement climatique… autant d’éléments qui rendent caduques les équilibres de l’après-deuxième guerre mondiale et même de toute la période contemporaine de l’Histoire.
Et c’est peu dire que ni la France ni l’UE ne sont prêtes à relever les défis pour la défense de notre modèle social et démocratique, pour assurer les moyens industriels, énergétiques, alimentaires et sanitaires de notre indépendance. L’UE poursuit sa route technocratique. Elle contribue à la sortie progressive de notre continent de l’Histoire.
Un immense sursaut des peuples et des nations s’impose.
C’est pour cela que nous devons aller à l’essentiel en proposant un programme de salut public dans une logique de défense en toute circonstance de l’intérêt national débattu dans le cadre de notre communauté de citoyens, seule garante de la démocratie.