Découvrez-ici nos réactions face à l'actualité nationale, locales et internationale.
11/09/2026
ON NE CONSTRUIT PAS UNE POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE SOUVERAINE EN DÉMANTELANT UNE ENTREPRISE PUBLIQUE QUI A FAIT SES PREUVES ET EN POINTANT DU DOIGT CELLES ET CEUX QUI LA RENDENT POSSIBLE AU QUOTIDIEN.
Le Mouvement Républicain et Citoyen dénonce les pressions ouvertes de la Commission Européenne qui persiste à exiger la scission d’EDF en plusieurs entités. Cette stratégie, déjà expérimentée ailleurs en Europe, a démontré ses effets délétères : fragmentation des responsabilités, perte de la maîtrise publique, renchérissement des coûts, affaiblissement de la planification…
La France a besoin d’un opérateur intégré, puissant, cohérent, capable de piloter un programme nucléaire d’une ampleur inédite depuis les années 1970. La souveraineté énergétique n’est pas compatible avec la mise en pièces d’EDF.
Par ailleurs la Cour des Comptes propose, dans son rapport, de revoir voire de supprimer le tarif spécifique de l’électricité accordé aux agents des Industries Électriques et Gazières. Cette recommandation, présentée comme une mesure de rationalisation, procède en réalité d’une vision strictement comptable, déconnectée des enjeux industriels, humains et stratégiques. Les agents ainsi pointés du doigt sont aux côtés de nos compatriotes à chaque instant et à chaque évènement climatique que notre pays connaît de plus en plus. Ce sont pourtant eux qui portent la qualité du service rendu à nos concitoyens comme au pays par leur engagement professionnel et leurs compétences. À l’heure où la France s’engage dans un programme historique : – construction de 6 réacteurs EPR2, – et potentiellement 8 supplémentaires, il est indispensable de garantir l’attractivité, la fidélité et la loyauté des femmes et des hommes qui feront vivre cette ambition. Aujourd’hui nous avons besoin de propositions qui rassemblent plutôt que de dresser les Français les uns contre les autres avec des mesures d’économie de bouts de chandelles.
Le tarif agent n’est pas un privilège : c’est un outil de cohésion, un marqueur d’appartenance à une entreprise publique qui a porté, depuis 1946, l’un des plus grands succès industriels de la République. Le supprimer reviendrait à affaiblir l’engagement de milliers de techniciens, ingénieurs, opérateurs, qui devront tenir la barre dans les décennies à venir. On ne peut leur demander de relever de plus en plus de défis, et remettre en cause le contrat social qui les lie aux Françaises et aux Français comme à l’entreprise nationale.
Le MRC appelle donc le gouvernement à refuser la suppression du tarif agent, à protéger l’acteur public historique de l’énergie et à assumer pleinement une politique industrielle nationale, portée par la compétence, la stabilité et la reconnaissance des salariés."
07/09/2026
Les résultats des élections dans le Land de Saxe-Anhalt constituent un séisme politique qu'il convient de regarder en face. Avec une participation record, atteignant près de 80 % des inscrits, les électeurs ont placé l'AfD d'Ulrich Siegmund, parti néo-nazi, en tête avec plus de 44 % des suffrages. Les partis traditionnels s'effondrent : la CDU, qui gouvernait jusqu'alors le Land, voit son score divisé par deux pour tomber à 19 %, tandis que le SPD, Die Linke et les écologistes stagnent chacun à 9 %.
Face au verdict des urnes, de nombreux commentateurs s'empressent déjà d'expliquer que les citoyens ont « mal voté » ou tentent d'imposer l'idée qu'en l'absence de majorité absolue, le programme arrivé en tête ne pourra être appliqué. Ce mépris de la démocratie est inacceptable.
Le MRC refuse ce déni permanent. Ces résultats alarmants expriment d'abord les conséquences directes des politiques imposées par une Union Européenne technocratique, méprisante envers les citoyens et les nations. Ils illustrent les dérives d'une Europe libérale et mondialiste, dont l'unique boussole reste la « concurrence libre et non faussée ». Cette politique dogmatique a prouvé son incapacité totale à conduire une politique économique favorable au développement industriel, ou à soutenir un aménagement territorial capable de répondre aux besoins quotidiens des populations en matière de logement et de déplacements.
Dans le sillage de Jean-Pierre Chevènement, la gauche républicaine avec le MRC dénonce depuis de nombreuses années cette construction européenne. Nous défendons le projet d'une autre Europe, respectueuse des citoyens et des nations, qui permettrait des coopérations concrètes et ambitieuses entre les pays partageant des volontés communes et la possibilité aux Etats d’intervenir économiquement dans le sens des intérêts vitaux de leurs pays.
Comprendre le sens du vote des électeurs de Saxe-Anhalt, comprendre ce sentiment de dépossession du pouvoir de décision par l’autorité extérieure qu’est l’Union européenne, et répondre aux aspirations du peuple est la seule voie pour contrer le choix dangereux de donner le pouvoir à l’extrême droite, choix dont l’histoire nous a malheureusement montré les conséquences dramatiques pour les peuples européens !
24/07/2026
1. Une situation dégradée par 40 ans de néo-libéralisme.
La situation sociale des Français et les droits collectifs des travailleurs ont reculé depuis le début du 21ème siècle à la faveur de 5 quinquennats d'alignement sur les normes et les canons de l'Europe "libérale". L'européisme, à prétention post nationale, a constitué à la fois l'illusion et l'alibi de toutes les dérégulations sociales, de toutes les atteintes aux conquêtes sociales et républicaines qui ont rythmé les grands élans populaires du 20ème siècle. Nous pensons aux réalisations du Front Populaire, au fantastique mouvement d'émancipation sociale, porté par le Conseil National de la Résistance, aux accords de Grenelle de mai 1968, aux belles avancées, comme la retraite à 60 ans, la semaine de 39 heures, les lois Auroux, la 5ème semaine de congés payés, issues de la victoire politique du 10 mai 1981.
Aujourd'hui, au terme d'un quart de siècle de soumission aux dogmes "libéraux" et européistes, la dégradation de la situation sociale se manifeste de manière multiple.
L'adhésion des élites françaises à l'européisme libéral et à la dérégulation mondialisée n'a pas seulement signé l'échec économique et industriel. Elle a aussi permis une certaine revanche sociale de la part de ces mêmes élites et une brutalisation délibérée des rapports sociaux, au travail et dans la société.
Pour renouer avec les chemins de la citoyenneté, de la souveraineté, et de la République, il nous faut remettre à l'ordre du jour, en priorité absolue, et au même titre que la reconquête industrielle, le combat pour le progrès dans et par la justice sociale, et la pleine reconnaissance des droits sociaux. L'engagement pour une république souveraine, ne trouvera son élan et sa force de conviction que si nous convoquons maintenant, la synthèse Jauressienne, celle de la République sociale et laïque jusqu'au bout.
2. Quelques propositions pour changer la donne.
Une plus grande reconnaissance du monde du travail et des catégories populaires suppose de rompre avec la logique de désindexation salariale au regard de l'évolution des prix, qui conduit à l'appauvrissement des travailleurs et à l'affaiblissement économique du pays. Une nette augmentation du SMIC et des faibles et moyens salaires est indispensable pour sortir de cette spirale. La reconnaissance du monde du travail appelle d'autres mesures en cohérence avec ce préalable de l'amélioration nette du pouvoir d'achat de l'immense majorité des salariés.
Ainsi, nous proposons :
Parallèlement il convient aussi de conforter le rôle de la sécurité sociale en qualité d'outil décisif de justice sociale, de solidarité, et de santé publique, et donc de sécuriser son financement.
Nous préconisons :
La sécurisation indispensable de la sécurité sociale à moyen et long terme comme instrument de solidarité et de cohésion sociale, suppose aussi :
Les besoins spécifiques et impérieux de la branche "santé assurance maladie » dont l’hôpital public, et la création du 5ème risque seront financés en grande partie par les rentrées financières liées à une réforme fiscale importante, renforçant l’égalité devant l’impôt, revenant sur les allègements consentis sous Emmanuel Macron, créant une forme de taxe Zucman et relevant considérablement les droits de succession en particulier sur toutes les successions supérieures à 5 millions d'euros, tous patrimoines confondus ;
La gravité de la situation sociale- perte de pouvoir d'achat, précarité, grande pauvreté, affaiblissement des salariés dans l'entreprise, inégalités des chances et des droits à tous les moments de la vie- justifie ces choix.
Ces trois dernières priorités évoquées seraient financées grâce à une lutte plus efficace et plus déterminée contre la fraude fiscale. A cet égard les marges de manœuvre existent puisque la fraude fiscale est évaluée à plusieurs dizaines de milliards.
3. Les conditions d’une mise en œuvre d’une politique sociale ambitieuse.
Toutes ces mesures ne pourront être mises en place progressivement que si notre pays renoue avec une politique de réindustrialisation ambitieuse permettant le retour au plein emploi et à une croissance durable.
Cette réindustrialisation ne se fera qu’à condition de défendre notre souveraineté industrielle et agricole, de remettre en cause les traités de libre échange mortifères pour notre économie et de nous dédouaner des politiques européennes lorsqu’elles menacent notre intérêt national.
Le Mouvement Républicain et Citoyen considère essentiel de prioriser les politiques économiques et sociales de concert avec les orientations démocratiquement débattues dans le cadre de la nation. Notre modèle social ne peut être mis en concurrence avec d’autres sans protection ou mesures spécifiques nous permettant d’éviter l’effondrement industriel comme cela a été le cas ces 40 dernières années.
Nous refusons de céder à la démagogie de beaucoup à gauche qui propose toujours plus de social tout ne s’attaquant pas fermement aux politiques néolibérales portées depuis 40 ans par les gouvernements de Droite… mais aussi par ceux se réclamant de la Gauche.
Une politique en faveur de la production associée à une justice sociale plus forte et à une fiscalité plus juste est la seule qui permettra de rassembler la communauté nationale, d’assurer notre souveraineté et de financer notre modèle social. Il est grand temps de mettre un terme à la paupérisation de l’Etat dont le rôle reste essentiel dans la réduction des inégalités en France.
15/07/2026
Le premier dimanche qui suit le 16 juillet, nous célébrerons la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux « Justes » de France. L’État français fut un triste moment de notre histoire, anti-démocratique et anti-républicain, un moment de revanche contre le Front populaire et ses valeurs, un moment de trahison préméditée de la République. Face au régime pétainiste qui a voulu asservir les Français en les divisant et les manipulant, les Républicains de tous horizons, dépassant leurs clivages politiques, ont su organiser ensemble la Résistance et promouvoir le formidable élan du programme du Conseil national de la Résistance, alliant réformes sociales et démocratiques et reconstruction économique et industrielle du pays.
Instaurée en 1993, cette journée nationale est la date anniversaire de la rafle du Vélodrome d'Hiver perpétrée les 16 et 17 juillet 1942, par le régime de Vichy et ses sbires pendant la Seconde Guerre mondiale.
En cette période où le risque d’un retour de l’extrême droite au pouvoir est majeur, le Mouvement Républicain et Citoyen s'associe aux commémorations dans les communes ou territoires afin de contribuer à entretenir cette mémoire nécessaire pour les générations futures.
Un certain nombre de communes ont, aux dernières municipales, basculé dans le camp du rejet et de la haine de l'autre, certains de nos concitoyens s’étant laisser abuser par les chimères de l'extrême droite.
Le MRC rappelle que la liberté, l'égalité, la solidarité, la fraternité, la laïcité, l'esprit de justice, l'absence de discriminations, l'unité et l'indivisibilité fondent les valeurs et principes de la République française. La République, dans l'héritage des Lumières, s’est affranchie aussi bien des privilèges que d'une religion officielle qui étaient imposés sous la monarchie absolue. La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen a instauré le principe d'égalité en droit et l'égalité est placée au cœur de l'idéal commun républicain.
Aujourd'hui et demain, nous ne devons pas laisser se banaliser l'extrême droite qui reste l’ennemie du peuple. Le MRC, au sein de l'ensemble des partis de gauche, sera toujours du côté du peuple attaché à la République : il appelle à la mobilisation pour les valeurs républicaines et invite ses partenaires à se donner ensemble les moyens de l'assentiment de nos concitoyens lors des prochaines échéances politiques.
27/05/2026
Jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, la situation internationale se dégrade dangereusement. Le conflit au Soudan, un des plus meurtriers depuis longtemps, se prolonge dans l’indifférence quasi-générale. En Ukraine on aperçoit aucun chemin pour une paix juste et durable. Le blocus de Cuba menace la santé et l’accès aux besoins fondamentaux des Cubains. Au Moyen-Orient la guerre déclenchée par les massacres du 7 octobre 2023 perpétrés par le Hamas sur des populations civiles israéliennes s’amplifie et s’étend : guerre interminable et crimes de guerre à Gaza, accélération de la colonisation en Cisjordanie, bombardements au Liban, guerre contre l’Iran, attaques contre les monarchies du Golfe … La fuite en avant guerrière et la politique de la terre brûlée à Gaza et au Liban menée par le gouvernement d’extrême-droite de Netanyahu, soutenue par Donald Trump, déclenchée en dehors du droit international et sans perspective diplomatique de sortie de crise, sont porteuses d’un emballement dont personne ne peut maîtriser l’issue. L'ordre international multipolaire et le droit international s'effacent dans un monde se muant progressivement en un Monopoly sordide et cruel dans lequel la loi du plus fort et du plus riche n'a plus de limite et s'affiche de manière décomplexée. Les conséquences à moyen et long terme de cette guerre sordide bafouant les droits humains sont incalculables. Dès aujourd’hui les conséquences du blocus du détroit d’Ormuz font prévoir de nouvelles famines pour 45 millions de personnes supplémentaires selon l’ONU pour ne citer que cet aspect.
Nul doute cependant que le régime des mollahs et des gardiens de la révolution est une dictature sanglante et obscurantiste. Cependant l’histoire contemporaine, de l’Irak à la Libye en passant par la Syrie, nous a appris que la démocratie ne s’établit pas “à la pointe” des missiles américains ou occidentaux. Il en ira de même avec l'Iran.
L’extra-territorialité du droit américain comme les interventions bellicistes des États-Unis pour favoriser leurs intérêts nationaux ici et là au mépris du multilatéralisme et des prérogatives de l'ONU sont préjudiciables à la paix comme à la souveraineté et la liberté des peuples et des nations. Et pendant ce temps, la Chine avance ses pions.
Le droit à la paix et à la sécurité d'Israël n’est pas discutable, tout comme le droit des Palestiniens à un pays et le droit au respect de l’intégrité de son territoire pour le Liban. Écraser ses voisins sous les bombes, outre le défi à notre commune humanité, est une voie sans issue. Rien de durable ne peut advenir sans solution diplomatique.
Le droit international est à reconstruire. Il ne s'agit pas d'une option mais d'un impératif. Sans droit international respecté, la paix devient une exception et le conflit, la norme ; le multilatéralisme, une illusion et le rapport de force brutal s'attaquant aussi aux civils, femmes et enfants compris, la règle.
Dans ce contexte, la France a naturellement un rôle à jouer. Forte de son histoire, de sa culture, de ses élans pour la liberté et l'égalité, de ses combats aussi pour la paix et les droits de l'homme et du citoyen, elle doit parler haut et clair, rassembler des alliés sur les mêmes objectifs, renforcer son indépendance comme celle de l’Europe. Elle peut participer de la naissance d’une nouvelle forme de non-alignement pour inscrire un autre chemin que la soumission à l’un ou l’autre des empires et redonner sens au principe de droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Et dans un premier temps permettre de mettre fin, en urgence, aux multiples champs du conflit au moyen orient en promouvant les solutions diplomatiques. Elle le doit aujourd’hui aux Palestiniens martyrisés, aux Libanais une fois de plus déstabilisés et pris à partie, au peuple iranien massacré par ses propres dirigeants, comme aux israéliens aspirant à vivre en paix durablement.