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Intervention militaire des Etats-Unis au Vénézuela

04/01/2026

Intervention militaire des Etats-Unis au Vénézuela

Quelque soit la nature des régimes en place et quelque soit le soutien que chacun peut librement apporter à ses oppositions, la souveraineté des nations ne saurait être mise en cause. Il revient aux peuples de se libérer de ses oligarchies et non à des puissances étrangères. 


L’histoire nous enseigne que non seulement la démocratie ne s’exporte pas mais elle est le plus souvent brandie comme prétexte de l’intervention. Souvenons-nous de l’Irak, de la Libye où la déstabilisation de la région au nom de la lutte contre des dictatures a durablement enraciné les factions islamistes !
Concernant le Venezuela, contrairement à ce qu’affirme les communiqués complaisants à l’égard des Etats Unis, c’est Donald Trump lui-même qui indique son intérêt de mettre la main sur les réserves de pétrole les plus importantes de la planète. 


Les déclarations de ces dernières heures sur son intérêt de mettre le Groenland sous tutelle pour avoir accès aux terres rares doivent aussi nous alerter sur une future violation du droit international dont la Russie ou la Chine vis-à-vis de Taiwan pourraient s’appuyer… De même ses déclarations vis-à-vis d’autres pays d’Amérique Latine comme la Colombie ou Cuba montre la tentation des USA de refaire de cette région son arrière-cour. 


Emmanuel Macron, par sa réaction immédiatement relayée par Donald Trump a scandaleusement engagé la voix de la France dans le soutien de la loi du plus fort au détriment du droit international. Il a en conséquence affaibli la position de la France comme Etat-Nation capable d’indépendance diplomatique en s’opposant à toute forme d’impérialisme.


Le MRC ne se résout pas à ce que cette déclaration (en contradiction par ailleurs avec celle du ministre des Affaires Etrangères) soit celle de la France. Le parlement doit être saisi au plus vite afin d’exiger de notre pays une réaction ferme auprès des instances internationales et notamment à l’ONU en tant que membre permanent du conseil de sécurité.
Le respect du droit international et la souveraineté des peuples ne peuvent être à géométrie variable, c’est le message que la France doit porter au monde.

Le MRC salue un symbole de la résilience française

22/12/2025

Le MRC salue un symbole de la résilience française

Les agents d’EDF ont réussi à atteindre la puissance maximale du réacteur Flamanville 3, un exploit qui incarne les défis et les triomphes de la filière nucléaire française. Le nucléaire, un atout stratégique pour la France et cher au Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), a été délaissé par une élite influencée par une écologie anti-nucléaire. Le tsunami de Fukushima a été utilisé comme prétexte pour promouvoir des énergies intermittentes comme l’éolien et le solaire, malgré leurs limites évidentes en automne et en hiver.


« Hiver nucléaire » en France car l’EPR de Flamanville est l’unique exemplaire. Ses copies en Chine et en Finlande ainsi que les deux unités en construction en Grande Bretagne ont été construites dans des contextes trop différents. De tels coûts de premier de « non-série » ne pourront pas être rentabilisés sur de nouvelles centrales puisque le futur programme de construction de centrales nucléaires portera sur son successeur : le modèle en cours de conception : le réacteur EPR 2. 


En 2013, Christian Bataille, député du Nord à l’époque et auteur de la loi éponyme, nous avertissait de l’urgence de planifier un programme de construction de réacteurs nucléaires. Depuis, les fermetures des réacteurs de Fessenheim - décidés par François Hollande et concrétisés par Emmanuel Macron - ont laissé un bilan écologique désastreux, tandis que l’Allemagne ouvrait de nouvelles centrales à charbon.


Les Français connaissent la valeur du nucléaire : une électricité fiable et pilotable. Cependant, ils ignorent souvent que le doublement des tarifs électriques, dû à un empilement de taxes, a financé des éoliennes et des panneaux solaires fabriqués pour la plupart en Chine et qui ne produisent que de manière intermittente. Pour la première fois depuis 1979, les centrales nucléaires doivent être ralenties ou arrêtées pour donner la priorité à des énergies non pilotables et obéissant aux lois du marché. La coupure généralisée du réseau électrique du 28 avril 2025 en Espagne et au Portugal illustre ce que les techniciens et les scientifiques annonçaient.


Aujourd’hui, il est annoncé un programme de six nouveaux réacteurs EPR 2 et peut-être huit de plus, ce qui ferait moins que la préconisation de Christian Bataille. Le financement d’un tel plan doit être validé par la commission européenne en 2026. Où est la démocratie française dans de telles « négociations » ? Quelle est notre souveraineté ? Nos voisins allemands ont choisi les énergies intermittentes compensées par du gaz jusqu’à il y a peu russe et se sont tournés à nouveau vers le charbon ou la lignite, source de pollution majeure de l’Europe. Quelle asymétrie ! Il est permis de polluer toute l’Europe sous des prétextes écologiques mais pas de financer des centrales nucléaires en France.


La potion est amère : les médias français agitent des coûts pharaoniques pour le nouveau nucléaire et il est bien vu que EDF, entreprise devenue société anonyme mais uniquement possédée par l’État, fasse la chasse aux coûts internes à la veille de démarrer un programme de construction. C’est ubuesque : investir est toujours un gros mot pour ces médias et ces tenants de cette union européenne économique libérale.


Le MRC salue la performance technique d’EDF pour avoir atteint une puissance électrique inédite de 1669 MW. L’électricité française, la plus décarbonée d’Europe, est un atout majeur pour notre souveraineté énergétique et la nécessaire réindustrialisation dont le pays a besoin. La réussite de cette nouvelle phase d’électrification dépend du soutien et de l’engagement de tous les Français.

Agriculture en crise : les colères révèlent un profond désespoir

17/12/2025

Agriculture en crise : les colères révèlent un profond désespoir

En janvier 2024, partie d'Occitanie, une crise agricole s'étendait à toute la France. Voir (ancien site MRC, 30 janvier 2024) Les colères agricoles sont justifiées, la souveraineté alimentaire de la France est menacée.


En décembre 2025, le foyer de colère du monde paysan est, à nouveau, localisé dans le Sud-Ouest et ce n'est pas un hasard. Car c'est la région où les exploitations familiales se sont maintenues le plus, mais elles se "voient mourir", selon l'expression du sociologue, François Purseigle, qui va prendre, début 2026, la direction de l'Ecole nationale supérieure agronomique de Toulouse.


Cette fois-ci, le point de départ de la nouvelle crise est la contestation de la stratégie sanitaire basée sur l'abattage des troupeaux de bovins touchés par l'épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui menace le cheptel bovin français. 

 

Mais c'est une crise à foyers multiples : effondrement des prix, chute des revenus, menace de concurrence déloyale accentuée par la perspective de la signature - à la fin de la semaine - du traité commercial de libre-échange entre le Mercosur et l'Union européenne. 

 

Comme le dit le porte-parole de la Confédération paysanne, Stéphane Galais, la stratégie sanitaire du gouvernement (l'abattage du troupeau dès qu'une vache est contaminée) cherche avant tout à protéger le commerce international (éviter l'interdiction de l'exportation, qui s'appliquerait si tout le cheptel français était vacciné). 

 

Dans l'accord UE-Mercosur, l'agriculture est utilisée comme monnaie d'échange pour les intérêts d'autres secteurs économiques qui ne sont pas de notre intérêt national. La conséquence sera l'arrivée de produits agricoles à bas prix, entrant en concurrence directe avec les produits français, lait et viande bovine notamment, mais aussi le miel. Ce sera aussi l'accroissement des importations de produits qui ne respectent pas nos normes sociales, environnementales et sanitaires. 

 

Cet accord négocié par la Commission européenne ne doit pas être validé par les Etats de l'Union européenne. Les syndicats agricoles sont unanimes pour le rejet, l'Assemblée nationale a unanimement voté en faveur du rejet. Que faut-il de plus au président de la République et au gouvernement pour marquer leur complet désaccord avec ce traité ?

 

Nous demandons que le Président de la République se réfère au compromis de Luxembourg, érigé par le Général De Gaulle en 1963, pour faire valoir son droit de véto à ce traité afin de sauvegarder l’agriculture de notre pays.

CHILI : SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE CHILIEN DEVANT LE RETOUR DE L’EXTRÊME DROITE

16/12/2025

CHILI : SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE CHILIEN DEVANT LE RETOUR DE L’EXTRÊME DROITE

Ce dimanche le candidat d’extrême-droite José Antonio Kast, fils d'un nazi de la Wehrmarcht, nostalgique de Pinochet, a été élu président du Chili.


Le MRC apporte son soutien total au peuple Chilien qui entre malheureusement dans une période sombre et difficile, tant sur le plan politique que dans le domaine économique et social. En effet l'extrême droite chilienne est aussi très réactionnaire et très dangereuse sur ce terrain là. La belle campagne unitaire et rassembleuse conduite par la gauche n'a pas suffi en dépit d'un bilan honorable, à endiguer cette vague rétrograde dans tous les domaines, amplifiée par un déchainement médiatique.


Le MRC fidèle à son histoire, celle du CERES, lors des années Allende, puis sous la dictature, est  disponible pour porter et développer les solidarités nécessaires. Le combat pour les libertés, la justice sociale et la démocratie est le nôtre, au Chili comme ici. Il continue. 


Comme disait Salvador Allende dans son dernier discours radio : " Continuez à savoir que, plutôt tôt que tard, de nouveau s'ouvriront les grandes avenues où passera l'homme libre pour construire une société meilleure. »


Avec le peuple chilien nous garderons l’espoir.

LA FIN DE BRANDT ET RÉ-INDUSTRIALISATION : IL Y A LOIN DES PAROLES AUX ACTES.

14/12/2025

LA FIN DE BRANDT ET RÉ-INDUSTRIALISATION : IL Y A LOIN DES PAROLES AUX ACTES.

Placé en redressement judiciaire le groupe électroménager français, Brandt va finalement disparaître.

 

Il s'agit d'un nouveau coup porté à notre industrie nationale. Cette décision entraîne à brève échéance, la suppression de 700 emplois directs et bien davantage en ajoutant les emplois induits. Elle a aussi pour conséquence la disparition de compétences et de savoir-faire. Les territoires de la région Centre val de Loire ainsi que des trajectoires humaines et professionnelles sont touchés.

 

Ce nouveau mauvais coup à une référence de notre industrie, s'inscrit malheureusement dans un long processus qui remonte à quatre décennies.

 

Ce déclin industriel et donc économique- il n'y a pas d'économie forte sans industrie forte et diversifiée- s'explique d'abord par une allégeance permanente à l'acte Unique permettant la libre circulation des marchandises et des capitaux, aux règles de libre concurrence "non faussée" imposée par une construction européenne dépourvue d'ambition et de projet. L’Union Européenne plombe les nations qui la composent par son adhésion aveugle aux dogmes libéraux de court terme, par sa soumission aux diktats trumpiens, par son incapacité à protéger son marché des produits chinois.

 

Il s'explique aussi par l'abandon accepté par tous les gouvernements successifs depuis le milieu des années 80, de toute référence politique et concrète à la souveraineté nationale, sans laquelle il n'y a pas de véritable libre choix démocratique et populaire. 


Les gouvernements successifs en France se contentent de discours sans lendemain, pour mieux masquer leur résignation face à la logique des décisions et traités européens -aujourd'hui dépassés- et leur incapacité à concevoir un autre modèle que celui conduisant au renoncement industriel.

 

Cette incapacité à s'émanciper culturellement et politiquement des dogmes libéraux et post nationaux se traduit aujourd'hui par un échec social, économique, financier. Il met en cause la solidité de notre pacte républicain reposant sur un fort attachement à la République sociale. 

On ne réindustrialisera pas en France :
•    Avec une monnaie euro surévaluée,
•    Sans protection douanière défendant nos productions nationales,
•    Sans la possibilité de faire intervenir la puissance publique dans notre industrie comme l’UE l’interdit dans le dossier Brandt.
•    Sans une énergie à tarif compétitif et sans sortir du marché européen de l’électricité.

 

L'impératif industriel au service d'un projet de justice sociale et de souveraineté républicaine représente une urgence essentielle voire absolue. La gestion budgétaire actuelle proposée par l'exécutif du moment n'en prend absolument pas le chemin. 

 

Il est temps de s’affranchir des règles européennes et d’une politique qui a fait de notre pays une zone économique ouverte aux quatre vents de la mondialisation et de la libre concurrence qui nous condamne à un déclassement inexorable.

 

Pourtant, des priorités assumées en faveur de l'industrie, de la recherche, de la formation et des services publics demeurent plus que jamais à l'ordre du jour pour conjurer le risque majeur de recul industriel à l'œuvre. 


Notre modèle social et démocratique est en jeu. Il est temps de passer aux actes !

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