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06/10/2026
Par l'Exécutif national
Depuis le 21 septembre 2026 s’est développé un mouvement lycéen d’ampleur aux revendications fondées et légitimes. Plus de 700 établissements concernés le 2 octobre. Et ce mouvement tend à s’étendre aux universités.
Les jeunes sont les grands oubliés du débat public de ces dernières années. Nombre de responsables politiques considèrent qu’il leur est électoralement plus rentable de s’adresser à des seniors qui se mobilisent par le vote lors des élections qu’à la jeunesse. Aujourd’hui ils réclament des conditions d’étude décentes aussi bien au lycée qu’à l’université.
Il est manifeste que le second degré et l’enseignement supérieur publics subissent de plein fouet des coupes drastiques d’investissements et de moyens. Les formations universitaires souffrent des insuffisances notoires de financement de l'État. Dans les lycées les classes surchargées, le manque d’investissement dans l’adaptation des locaux pour faire face aux canicules, ou encore Parcoursup en tant qu'outil à sélection sociale ont des effets délétères patents.
Les réponses du gouvernement sont totalement inadaptées : retard de prise en considération du mouvement, approche ministérielle technocratique, poudre aux yeux d'une plateforme de concertation, choix fait de recourir à des méthodes répressives inadaptées plutôt qu’au dialogue. De ce point de vue la conférence de presse conjointe des ministres de l’Éducation nationale et de l’Intérieur tenue hôtel de Beauvau, au siège de l'Intérieur est symbolique.
Les incendies et violences commises, le plus souvent par des personnes extérieures aux établissements, n'ont rien à voir avec l'expression des revendications des lycéens et ne peuvent que les desservir.
Le MRC condamne les actes de dégradation dans et aux abords des lycées comme il condamne l’usage disproportionné de la force par la police signalée dans plusieurs villes.
En lieu et place d’un maintien de l’ordre empêchant la jeunesse de s’exprimer , on attend du pouvoir en place d’assurer les conditions assurant le droit de manifester en toute sécurité pour notre jeunesse.
L'annonce du ministère de bien plus de 1500 suppressions de postes d'enseignants au budget 2027, du premier au second degré, va totalement à rebours des revendications et engage l'État sur le chemin inverse de ce qu'il faut faire pour redresser l'Éducation nationale.
Le MRC est en convergence et en soutien des revendications des lycéens et considère que la sortie de crise ne pourra venir que de véritables réponses données, en moyens humains et en investissements concrets, aux aspirations légitimes de la jeunesse.