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28/09/2026
Par l'Exécutif national
Dans le cadre de l’adoption du prochain budget, le gouvernement s'engage sur la voie d'une déflation salariale, touchant en priorité tous les agents de la fonction publique à travers le gel annoncé du point d'indice en 2027.
Adoptée, cette politique se traduirait par une nouvelle perte de pouvoir d'achat, pour 5 millions de salariés. Elle aurait un effet récessif sur toute l'économie. Elle générerait une nouvelle perte de pouvoir d'achat des fonctionnaires déjà évaluée à 16%, par certains syndicats depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Elysee.
Les alertes sur la dégradation du pouvoir d’achat et la forte baisse de l’attractivité de la fonction publique sont générales. Ainsi du dernier rapport du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale voté à l’unanimité de ses membres salariés et employeurs.
Cette intention, annoncée par le premier ministre avec le soutien du Président de la République, confirme le mépris affiché par le pouvoir pour l'ensemble des services publics pourtant appelés souvent à la rescousse comme les pompiers lors des mégafeux de cet été ou les agents hospitaliers lors de l’épidémie de COVID pour ne citer que ces deux exemples. Comment mobiliser les enseignants au service de l’instruction et de la réussite scolaire des élèves, ou encore les policiers et les juges pour la sécurité des tous et toutes dans ce contexte ?
La journée de mobilisation intersyndicale du 29 septembre prochain est légitime. Le MRC la soutient pleinement, car elle est juste et conforme à l'intérêt du pays.
L'enjeu de cette journée d'action unitaire dépasse la simple revendication relative aux rémunérations des salariés de la fonction publique. Cette annonce de l'exécutif, si elle se concrétisait, poursuivrait la forte dégradation de tous les services publics pourtant fer de lance de notre modèle social. Elle rendrait plus difficile encore les conditions d’exercice de leurs missions au service de la justice sociale et de l’égalité territoriale alors que les Françaises et les Français y sont fortement favorables. In fine elle renchérirait les difficultés quotidiennes de l’ensemble des salariés et des retraités. Menée depuis 40 ans, et considérablement aggravée depuis près de 10 ans, cette politique désastreuse, associée à une politique économique n’ayant pas enrayé la désindustrialisation est contraire aux intérêts du monde du travail et aux intérêts du pays.
La France et les Français ont droit à un autre avenir, et méritent mieux qu'une médiocre politique d'alignement béat et dogmatique sur les standards d'une Europe néolibérale qui a échoué dans la plupart des domaines, et d'abord dans ceux du social et de l'industrie."
Le 29 septembre soyons tous aux cotés des agents de la fonction publique.