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20/04/2026
CONGRES DE CHATILLON DU 18 AVRIL 2026
INTRODUCTION
Nous savons qui nous sommes : la Gauche qui aime la France, la Gauche républicaine attachée à chaque utopie de notre devise, Liberté, Égalité, Fraternité et à la Laïcité qui assure la liberté de chacun d’entre nous comme la fraternité entre tous.
Nous savons que, aujourd’hui comme hier, il s’agit de comprendre le monde comme il va et que cela demande exercice de la raison et travail intellectuel ; que cela demande aussi ouverture d’esprit aux réalités triviales, écoute et participation de nos concitoyennes et concitoyens.
Notre chemin s’inscrit dans la longue et complexe histoire de la Gauche. Celui-ci est rude à suivre aujourd’hui entre une Gauche qui semble n’avoir rien retenu de ses échecs et continue à s’aveugler sur les « bienfaits » de la construction européenne et une Gauche qui semble dériver vers une haine de la France et de la République réduites à leur histoire coloniale. Ni l’une ni l’autre ne peuvent rassembler notre peuple sur un avenir où le commun l’emporte sur le particulier, où l’on réconcilie l’individu avec le collectif.
Notre boussole, républicaine dans son idéal, socialiste dans ses racines, se veut utile à la refondation indispensable d’un grand pôle progressiste pour qui veut toujours « changer la vie ». Et face à la crise politique dans laquelle notre pays s’enfonce un peu plus chaque jour, cette boussole est indispensable au rassemblement autour d’un programme de salut public.
C’est pourquoi, même très minoritaires au sein de notre famille politique, nous ne voulons rien lâcher ; même isolés dans un océan aux très nombreux courants contraires (retour des empires, argent roi, aspirations autoritaires, consumérisme, individualisme, radicalisations religieuses…) nous voulons porter un autre chemin.
UNE PROFONDE CRISE SOCIALE, POLITIQUE ET INSTITUTIONNELLE
Depuis plus de 40 ans, avec la complicité de trop de nos dirigeants successifs, la France évolue dans un contexte de fortes contraintes sous bannière de l’Union Européenne. Établies au fil d’une construction non-démocratique, à travers traités imposés aux peuples, directives de la Commission Européenne outrepassant ses prérogatives et élargissement sans fin de la jurisprudence établie par la Cour de Justice, ces contraintes sont plus souvent soucieuses de l’intérêt national de l’Allemagne que de tout autre considération. Capable de faire un pas de côté en cas de crise existentielle (crise économique de 2008, COVID…), l’UE revient très vite à ses fondamentaux et à sa gestion ultra-bureaucratique.
Pourtant en Europe il existe un modèle social et démocratique à défendre et promouvoir, des compétences et des moyens utiles à l’équilibre du monde, une puissance à préserver au service des nations et des peuples qui la composent. A condition que l’UE ne se voie pas uniquement comme un vassal des USA. Il est plus que temps d’infléchir radicalement la construction européenne.
La reconquête de la souveraineté nationale reste le combat premier. Celle-ci est aussi indispensable à la crédibilité de l'engagement républicain et à la force du combat social qui l'accompagne. Loin d’être un acte de repli hexagonal, le message républicain porte, depuis plus de deux siècles, des aspirations d'inspiration universelle. Il s'adresse à la conscience de tous les peuples de la planète. Comme le proclamait Jean Jaurès, il représente l'essence de tout internationalisme. A force de maintenir la nation dans l'impensé et la République sociale en congé pour cause d'ouverture au mythe de la libre concurrence non faussée, les gauches françaises dans leur majorité, se sont progressivement coupées des racines populaires et de l'engagement républicain et internationaliste. Il est plus que temps de revenir à une Gauche républicaine, une gauche qui aime la France.
C’est à ces conditions que l’on peut espérer sortir de la crise sociale en refusant le renforcement vertigineux des inégalités ; sortir de la crise politique en redonnant du sens à un avenir commun au sein de chaque peuple et entre les nations, sortir de la crise institutionnelle en redonnant force à la démocratie et légitimité aux choix des communautés nationales.
DANS UN MONDE SUJET À DE PROFONDS BOULEVERSEMENTS ET DONC INCERTAIN
Le renouveau des impérialismes, l’affirmation puissante de la Chine, l’évolution autoritaire des USA, l’attitude belliqueuse de la Russie, la dégradation dramatique de la situation géopolitique aux Proche et Moyen-Orient, le déclin de l’Occident, les radicalisations religieuses en particulier islamiste, le décentrement du monde, la percée démographique de l’Afrique sub-saharienne, le dérèglement climatique… autant d’éléments qui rendent caduques les équilibres de l’après-deuxième guerre mondiale et même de toute la période contemporaine de l’Histoire.
Et c’est peu dire que ni la France ni l’UE ne sont prêtes à relever les défis pour la défense de notre modèle social et démocratique, pour assurer les moyens industriels, énergétiques, alimentaires et sanitaires de notre indépendance. L’UE poursuit sa route technocratique. Elle contribue à la sortie progressive de notre continent de l’Histoire.
Un immense sursaut des peuples et des nations s’impose.
C’est pour cela que nous devons aller à l’essentiel en proposant un programme de salut public dans une logique de défense en toute circonstance de l’intérêt national débattu dans le cadre de notre communauté de citoyens, seule garante de la démocratie.